Seneweb.com Accueil |   Gerer ce blog   

genereux marchant ambulant au couloir de la mort ucad

Posté par: Magueye faye| Samedi 13 octobre, 2012 06:32  | Consulté 4900 fois  |  6 Réactions  |   

Les deux marchent en discutant sur les études,

Leur déception, les étudiants et leurs attitudes.

Ils cheminent vers le centre du campus,

Contemplant le bel herbage d’arbres touffus d’autres trapus.

Ils passent à la faculté des sciences humaines et des lettres.

Pour que ne les echappe une information, la moindre

Dans la salle d’à côté un prof  livre un cours.

Il faut effectuer un long contour

Pour accéder à ce grand amphithéâtre.

Oh mon dieu ! fait samba en s'approchant de la fenêtre.

 -C’est vraiment incroyable.

Le prof même est non apercevable.

La salle est inonde.

Remplie du  monde.

Elle déborde compétemment.

Les deux amis guignent éperdument.

Ils essayent d’entrer de dans

Mais l’amphithéâtre est débordant.

Des étudiants habillés en jolis vestons

Sont assis par terre sur des blocs de bétons,

Sous la poussière

 Entrant par la fenêtre

Ouverte pour les retardataires

Prenant note par dehors.

Quelques passants viennent augmenter

L’effervescence par simple curiosité.

C’est marrant pour les nouveaux.

Les anciens n’y voient rien de rigolo.

Cette situation est habituelle.

Un phénomène perpétuel.

Samba tient toujours sa bouche.

Il dénonce de façon farouche

Le mutisme des autorités devant une telle situation.

-Sincèrement nos gouvernants sacrifient l’éducation.

Pourquoi ne pas désengorger certains départements ?

 -Camarade les étudiants le réclament vainement ! 

Dît Palotawa en tirant samba par la main.

Partons pour le thé mon cher ami.

Ils se dirigent vers le célèbre couloir de la mort,

Un étroit long et mystérieux boulevard.

Les potaches qui ont eu la malchance

 D’assister aux rudes et récurrents accrochages

Lors d’échauffourées

 Entre étudiants souvent bourrés

Et force de l’ordre

Imposeur de l’ordre

Peuvent dire d’avantage

Sur les origines du nom de ce passage.

Deux géants murs bordent la voie mal fringuée.

Les hauts des murs sécurisés par des clous aigus.

Aux moments d’embuscades,

Comme c’est impossible de se sauver par escalade.

Tout potache coincé  ne fait que se donner.

 Et évidemment se voir sévèrement bastonner.

Là les limiers prennent bien leur revanche

 En réprimant la grève, violant les franchises.

Le couloir de la mort est habité    

Par toutes les branches de la société.

Tous les produits new style y sont vendus ;

De vieux livres, de vêtements de diverses tenues.

On peut y payer à bon prix de bons effets,

Un cocktail et au besoin un bon café.

Le couloir est un petit marché

De marchants, souvent des ambulants méprisés

Qui se disputent une bonne clientèle

Réjouissant de ce commerce à prix préférentiel.

Ces marchants y ont élu domicile illégalement.

Ils reçoivent des sommations de déguerpissement,

Mais s’entêtent

Et toujours y restent.

 Près de la porte se campe un gros arbre.

Un Nima qui offre une somptueuse ombre.

L’ombre du Nima se fond dans l’ombre des nuages.

Des nuages et du vent préludant la pluie de l’orage.

Le décor du lieu est toujours assez sobre.

 Sur les branches de l’arbre à palabres

Pendent des vêtements et des tenues de sports.

 Des chaussures et d’autres objets jonchent par terre.

Juste autour du tronc de l’arbre se trouve une paillasse,

Des sacs de sisal cousus servant de couche.

A coté sont positionnés deux cuisinières,

Au dessus bouillissent deux grosses théières.

Un groupe de jeunes cause, s’amuse, rigole.

Ici est le lieu de rencontre des jeunes de Mboul.

Mam le propriétaire de ce petit commerce,

Est venu de Mboul un lointain village.

Un village au centre du Baol,

Une région pauvre du Sénégal.

Mam fut un agent de sécurité.

Il gardait la porte de l’université.

Il a été remercié

Apres un an passé

Au service des œuvres universitaires

Par le maire directeur.

Le maire politicien qui fallait recruter d’autres.

Pour qu’aux élections il s’approprie plus d’électeurs.

Apres son inopiné limogeage,

 Pour éviter d’être au chômage ;

 Mam se lance dans le commerce de vêtements.

Il s’établie au couloir de la mort sous entêtement

Mam de caractère humble et gentil, un type chic,

S’est forgé une bonne réputation au sein du public.

Il est toujours le support financier des refugier.

Samba et Palotawa s’assirent sur la paillasse.

Mam leur tendit chacun une grosse tasse.

 -Tenez dit-il c’est du café !

Si ce n’est pas chaud je peux le réchauffer ?

 -C’est bon merci c’est gentil!

Dirent-ils

Palotawa fouilla dans sa poche,

Extirpa quelques pièces

Et lui tendit cent francs

 -Tient mon grand

 -Non garde pour toi, c’est offert!

 -Comment c’est possible le café est tarifé ?

Dit-Palotawa gêné par la générosité du vendeur.

 -Ce n’est pas grave, votre visite est un honneur!

Et puis nous gardons toujours la culture du village.

On s’efforce de gâter nos ôtes avec bienveillance.

C’est ça que mon père m’a appris.

Et je le perpétuerai à tout prix.

On a baptisé cette place case du village.

Tout s’y partage!

Et aussi le café est une boisson bénite,

Très convoitée, une tasse donnée n’entraine la faillite.

Palotawa charmé par ses belles paroles.

Se contente de dire ! -C’est une gentillesse exceptionnelle.

En même temps Mam continue de bouiller le thé.

Samba tellement enchanté

Avait oublié un moment      

Tous ses tourments.

Il disait à son fort intérieur :

Quel rare monsieur!

C’est insolite une telle attitude

Dans ce lieu de solitude

Où l’esprit individualiste

Remporte sur l’esprit communiste.

 -Ce gars est une exception à l’université

Son hospitalité n’existe pas dans une grande cité

Ils sont entrain de discuer

En prenant du thé.

En se taquinant en rigolant.

Parfois le passage des clients

Se payant quelques objets

Permette de changer de sujet.

La clientèle souvent de gente féminine

Très fascinée par les choses mondaines,

N’échappe au charme des belles marchandises.

Elle se verse à d’interminables marchandages

Pour acquérir à vil prix de beaux effets.

Les jeunes filles amadouaient, flattaient le marchant

Et étaient prêtes à tout pour acheter au prix coûtant.

Elles s’endettent souvent auprès de Mam.

Mais elles remboursent quand même

Mam est très gentil avec elles.

Tout le monde l’aime, il est jovial.

L’arbre à palabre est animé au brouhaha

Seul parle peu l’ami de palotawa, samba

-Samba !pourquoi tu es si réservé ?

Il faut te décompresser!

J’ai vu que tu es très calme.

Interrogea-Mam.

 -Il n’y a pas de problème je suis un peu ensommeillé.

Répond le pauvre étudiant le regard ployé.

 -Il pense trop au logement, il n’a pas bien dormi hier.

 Et malheureusement nous tous deux n’avons pas codifié

C’est pourquoi nous demandons faveur auprès de toi.

Dit posément Palotawa.

Nous risquons d’être expulser de la salle!

Et nous n’aurons plus où élire domicile

Nous te prions de dissuader Khady, la gérante

De ne pas nous déloger, nous te serons reconnaissant.

-Malgré vos bons résultats vous n’avez pas de chambres ?

-On en a pas, dans le partage il y’a des zones d’ombres.

En fait sous quelles mesures 

Le logement se parage-t-il alors?

A la fac des lettres l’offre est par ordre de mérite.

Mais il n’a aucune transparence, c’est hypocrite!

Ce sont les proches des délégués d’amicales qui sont logés.

Quand à la fac des sciences l’ordre est d’arrivée.

Les logés ont été inscrits la veillée par les délégués.

Ils ont vendus certains lis aux fils des riches.

Lorsque samba voulait s’inscrire, la liste était déjà close.

Si on n’a pas de force ni d’argent

On est toujours perdants !

On sait que la répartition n’a pas était juste.

Mais que peut-on contre cette élite estudiantine si puissante ?

En plus elle manigance en connivence avec l’autorité.

Ils s’enrichissent sur le dos des déshérités.

Mam fut très choqué par cette immoralité rampante

Qui s’empare de la crème estudiantine.

Il était touché par l’injustice galopante

Qui sévit au sein de la classe dirigeante.

Ce jeune vendeur support des pauvres bosseurs

S’engagea d’assister ces deux vaillants bûcheurs.

 -Ne vous en faites pas, la servante est indulgente

Devant une telle situation elle ne peut pas rester indifférente.

Je vais lui parler ce soir.

Gardez l’espoir!

Moi j’aime ceux qui sont sérieux au travail.

Je suis disponible à aidez, mais pas des canailles.

Si vous me promettez de travailler de manière dure,

Ne s’adonnez qu’aux études sans commune mesure,

Je m’engagerai à vous soutenir financièrement.

Mais vous devez respecter votre engagement!

L’université est actuellement un lieu de vandalisme.

Elle n’est plus un temple du savoir, plutôt du banditisme.

Mais les bosseurs continuent à y réussir.

Je souhaite que vous soyez parmi ces derniers.  

Si vous bosser, Tous vos déboires seront que passagers.

Et l’année prochaine vous serez boursiers et logés.

Samba et Palotawa remercient Mam de son service.

 -Ils promissent, nous travailleront sans paresse.

Nous serons reconnaissants et sincères.

Ne daignerons de dissiper ton espoir.

Ainsi le pacte a été conclu.

Cette offre est un immense écu

Pour samba qui même dans sa famille,

N’a jamais vu une aide de dévotion pareille.


 L'auteur  magueye faye
Une faute d'orthographe, une erreur á signaler ? Une précision á apporter ? Ecrivez moi avec votre info ou votre correction et en indiquant l'url du texte.
Mots Clés:
Commentaires: (6)
 Ajouter mon commentaire    Afficher les commentaires
Aidez-nous à modérer les commentaires en nous signalant les insultes. Merci de votre collaboration.
Impressionné lol En Octobre, 2012 (21:17 PM) 0 FansN°:1
trés touchant franchma jé bcp apprécié tout sais q l talent é l'art n manquent. vréma félicitation é continué é vs serez parmi les grands dont leurs noms resteron gravé pr tjs
BOUSEM En Octobre, 2012 (23:41 PM) 0 FansN°:2
LES DERNIERS SERONT LES PREMIERS !!!

SAMA GAYI, SAMA MAM DAN NA WAX : DINA MASSA BAXXI...

L'UNIVERSITÉ DE DAKAR SEMBLE ETRE UNE VRAIE JUNGLe, A L'IMAGE DE LA SOCIÉTÉ, TOUT EST CHIMERE, ON FAIT TOUT POUR SAUVER LES APPARENCES MAIS AU FOND LES HOMMES NE PENSENT QU'A LEURS intérêts ET C'EST le CAS DANS TOUS LES PAYS.
PAR EXCES DE CHAUVINISME, JE DIRAI QUE MES CEDDOS DU SENEGAL RESTERONT DEBOUT JUSQU'A LA FIN...

NANIOU SAMM SUNU BAKH' SUNU FIT AK SUNU KADDOU,
NIOM NIEUP DEUMOU ADOUNABI' DINEN TEGEUL SENI MAM (Diégeulou)

AUX SÉNÉGALAIS fiers de LEURS ORIGINES WOLOF, non pas pour emmerder les autres MAIS POUR SAUVER NOTRE PAYS DE L'HUMILIATION... JE TROUVE QUE CERTAINES PRATIQUES SAUVAGES ET ÉGOISTES SONT ALIMENTées PAR CES LAKK KATT QUI REFUSENT D'ACCEPTER QUE LE WOLOF WAY OF LIFE (WWL) EST LES FRUIT D'UN RICHE METISSAGE CULTUREL, qui, s'EST FORMÉ À PARTIR D'UN ESPRIT DE DÉPASSEMENT ET D'UNITÉ.DONC, ON S'EN FOU DE SAVOIR SI TES PARENTS SONT CECI OU CELÀ, QUELQUE SOIT LE NOM QUE TU PORTES T'ES LE BIENVENU.

EN ESPÉRANT QUE MON HUMBLE AVIS SERVE À LA CAUSE NATIONALE.

COMME DISAIT LE CHEF MOURIDE: "NITT DAFA WARA NITTÉ"
BACHIR En Octobre, 2012 (07:54 AM) 0 FansN°:3
GRAND NDEKETE DANGAY LAKHATOU REK. AH VRAIMENT DIAMBAAR NGA. Ca prouve au moins que ton temps te sert a kelkchoz. Faut toujour continuer ainsi. Vraiment je suis surpris.....bonne continuation y a un talent en toi donc faut le sortir et l'exploiter au max. Diadieuf
Magueye  En Octobre, 2012 (09:33 AM)0 FansN°: 377434
haha grand man damay tackhale rek,ak temps bou bari bi.il ya tant de choses a dire a lucad ,les faits parlent eux memes. j`en ai beaucoup debatu avec toi.moi mes ecrits nònt ni de regles ni de modele j ecris comme je le sens. le but est de construire ,mais il yà des internautes qui croient que jèssaye de discrediter les etudiants alors que moi meme jai eu a contraster les conditions precaires de lùcad et je màpitoie au souffrences de ceux qui continuent de subir les affres de ce lieu hostile au etudes.
khamna nga gnuy fassale rek.
te yalla yokala kheweulyi
diadieuf
Anonyme En Octobre, 2012 (14:18 PM) 0 FansN°:4
il faut le dire vos textes sont vraiment très intéressants. Cependant, les fautes dérangent beaucoup
exemples :
pour que ne ( les ) échappe...
en approchant de la fenêtre ( sans le s' )
cette situation( les ) est habituelle
je vais le parler ce soir
etc ... etc ......
veuillez travailler l'orthographe et la grammaire pour vos textes plus agréables à lire
Anonyme En Novembre, 2012 (11:29 AM) 0 FansN°:5
tres interessant. Du courage une chose est claire si tu continues tu reussira l'objectif que tu t'es fixe.

Ajouter un commentaire

 
 
magueye faye
Blog crée le 07/12/2011 Visité 217575 fois 29 Articles 3029 Commentaires 17 Abonnés

Posts recents
PLAQUEES EN OR GARANTIE ENSEMBLE COLLIER+BOUCLE D'OREILLES A 2500 fCFA
PLAQUEES EN OR GARANTIE ENSEMBLE COLLIER+BOUCLE D'OREILLES A 2500 fCFA
Fermeture des Daras au Sénégal : point de vue personnel.
Pauvreté –développement, tout est question de culture et de mentalités
Culture et développement
Commentaires recents
Les plus populaires
EXTIRPER(EXTRAIRE) DES PAGES D'UN LIVRE N'EST-IL UN CRIME?
Cheikh ahmadou bamba l'auteur generaliste
Quand la superstition et le matérialisme parental brisent des coeurs.
Le Sénégal étranglé , travaux forcés comme solutions
genereux marchant ambulant au couloir de la mort ucad